Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 22:32
grosz20
Déclarations choc de l’ancien président italien

Selon le président Cossiga, le 11-Septembre a été organisé par les services occidentaux

L’ancien président de la République italienne, Francesco Cossiga, est connu pour son franc-parler. Dans une déclaration laconique, il a proclamé que « le roi est nu » : selon lui, comme tout les dirigeants occidentaux le savent, mais comme aucun ne le dit, ce sont les services US et israéliens qui ont perpétré les attentats du 11 septembre 2001.

 

 

Le quotidien italien de grande réputation Corriere Della Sera publie dans sa version en ligne sur Internet du 30 novembre la prise de position de l’ancien chef d’Etat italien Francesco Cossiga, selon laquelle le fait que les « attaques » du 11 septembre 2001 sur les tours du World Trade Center à New York ont été mises en scène par les services secrets américains et du ­Proche-Orient, était et est connu de tous les services secrets dans le monde.

 

Cossiga fut, de 1983 jusqu’à son élection comme Président de la République, président du Sénat italien. Il passait pour honnête et incorruptible, cela pendant toute la période de ses mandats jusqu’en 1992, ce qui lui valut le respect, même de ses opposants politiques. Il fut contraint de se retirer parce qu’il avait provoqué l’hostilité de l’Establishment politique et de l’OTAN en rendant publique l’existence de l’« Opération Gladio » et son rôle dans cette organisation. Les révélations de Cossiga avaient provoqué une enquête parlementaire en 2000 sur les activités de Gladio en Italie. Il en ressortit que les services secrets américains et de l’OTAN avaient mené des activités de terreur « sous faux drapeaux », causant de nombreuses victimes parmi la population civile. L’objectif fut alors de ­mettre sur le dos de groupes de gauche les actes de terreur, afin d’exciter la colère contre les communistes et de pouvoir exiger plus de moyens de la part de l’Etat.

Cossiga commente la plus grande duperie de l’histoire envers les populations du monde, toujours selon l’article du Corriere Della Sera, ainsi : « On nous fait croire que Bin Laden aurait avoué l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours à New York – alors qu’en fait les services secrets américains et européens savent parfaitement que cette attaque désastreuse fut planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad, dans le but d’accuser les pays arabes de terrorisme et de pouvoir ainsi attaquer l’Irak et l’Afghanistan. »

Cossiga avait déjà en 2001 mis en doute la théorie officielle de complot, propagée par l’administration Bush, et mis l’accent sur le fait que l’attaque n’aurait pu avoir lieu sans l’infiltration du personnel des systèmes radar et de la sécurité aérienne américains. Les spécialistes de la construction mettent le doigt sur le fait que la symétrie et la chronologie de l’effrondrement des tours n’a pu avoir lieu qu’à l’aide d’explosifs, l’incendie ne pouvant pas être à l’origine de ce drame.

Il est remarquable que ce journal très apprécié cite actuellement les dires de ce chef d’Etat hautement respecté ; cela enlève toute crédibilité à la prétention qu’il s’agit d’exagérations d’une théorie de complot. Il semble qu’on veuille plus fermement attirer l’attention des politiciens de haut niveau en Europe sur le fait que rien ne peut justifier leur soumission envers les Etats-Unis, en ce qui concerne les massacres de populations et les guerres d’agression, y compris la prétendue « Opération liberté immuable » (« Operation Enduring Freedom ») et qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité – avec toutes ses conséquences personnelles, comme l’avaient montré les procès de Nuremberg

 

 

Par contrepoison
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 17:58
younourishwithhate suicide
L’annexion de la Colombie aux Etats-Unis, par Fidel Castro Version imprimable Suggérer par mail
Publié le 08 novembre 2009
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oute personne moyennement informée comprend aussitôt que l’Accord complémentaire pour la coopération et l’aide technique en matière de défense et de sécurité, signé entre les gouvernements de la Colombie et des Etats-Unis le 30 octobre et publié le 2 novembre dans l’après-midi, équivaut à l’annexion de la Colombie aux États-Unis.
L’accord gêne théoriciens et politiciens. Il n’est pas honnête de se taire maintenant et de parler ensuite de souveraineté, de démocratie, des droits de l’homme, de liberté d’opinion et d’autres merveilles, quand un pays est dévoré par l’Empire aussi aisément qu’un lézard capture une mouche. C’est le peuple colombien qui est en jeu, dévoué, travailleur, batailleur. J’ai cherché dans ce gros document une justification digestible, et je n’en ai vu aucune.
Des quarante-huit feuillets de vingt et une lignes chacun, cinq philosophent sur les antécédents de cette absorption honteuse qui convertit la Colombie en territoire d’outre-mer. Tout part des accords souscrits avec les USA à la suite de l’assassinat du prestigieux leader progressiste Jorge Eliécer Gaitán, le 9 avril 1948, et de la création de l’Organisation des États américains, le 30 avril 1948, discutée par les ministres des Affaires étrangères du continent qui étaient réunis à Bogota sous la baguette des États-Unis durant les journées tragiques au cours desquelles l’oligarchie colombienne faucha la vie de ce dirigeant et déclencha la lutte armée dans ce pays.
L’Accord d’aide militaire entre la République colombienne et les États-Unis en avril 1952 ; celui ayant à voir avec « une mission terrestre, une mission navale et une mission aérienne des forces militaires des États-Unis », souscrit le 7 octobre 1974 ; la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, de 1988 ; la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, de 2000 ; la Résolution 1373 du Conseil de sécurité de 2001, et la Charte démocratique interaméricaine ; la Politique de défense et de sécurité démocratique, et d’autres sont invoqués dans le document précité. Rien ne justifie la conversion d’un pays de 1 141 748 kilomètres carrés, situé au cœur de l’Amérique du Sud, en une base militaire des États-Unis. La Colombie fait 1,6 fois le Texas, le second État le plus étendu de l’Union, qui fut arraché au Mexique et qui servit ensuite de base pour conquérir à feu et à sang plus de la moitié de ce pays frère.
Par ailleurs, cinquante-neuf ans se sont écoulés depuis que les soldats colombiens furent dépêchés dans la lointaine Asie pour combattre aux côtés des troupes yankees contre les Chinois et les Coréens en octobre 1950. Ce que l’Empire souhaite maintenant, c’est les envoyer se battre contre leurs frères vénézuéliens, équatoriens et contre d’autres peuples bolivariens et de l’ALBA pour écraser la Révolution vénézuélienne, comme ils ont tenté de le faire avec la Révolution cubaine en avril 1961.
Pendant plus d’un mois et demi avant l’invasion de Cuba, le gouvernement yankee promut, arma et utilisa des bandes contre-révolutionnaires de l’Escambray, comme il utilise aujourd’hui les paramilitaires colombiens contre le Venezuela.
Lors de l’attaque de Playa Girón, les B-26 yankees pilotés par des mercenaires opérèrent depuis le Nicaragua, leurs appareils de combat furent transportés vers la zone d’opérations à bord d’un porte-avions, et les envahisseurs d’origine cubaine qui débarquèrent à cet endroit étaient escortés par des navires de guerre et les marines des USA. Aujourd’hui, leurs moyens de guerre et leurs troupes seront cantonnés en Colombie, menaçant non seulement le Venezuela, mais aussi tous les États centraméricains et sud-américains.
Il est vraiment cynique d’affirmer que cet accord infâme est une nécessité de la lutte contre le trafic de drogues et le terrorisme international. Cuba a prouvé qu’il n’y a pas besoin de troupes étrangères pour éviter la culture de plantes et le trafic de drogues et pour maintenir l’ordre interne, bien que les États-Unis, le pays le plus puissant du monde, aient promu, financé et armé durant des dizaines d’années les actions terroristes contre la Révolution cubaine.
La paix intérieure est une prérogative élémentaire de chaque État ; la présence de troupes yankees dans n’importe quel pays latino-américain dans ce but est une ingérence étrangère éhontée dans ses affaires intérieures qui provoquera forcément le refus de la population.
La lecture du document prouve que ce ne sont pas seulement les bases aériennes colombiennes qui passeront aux mains des Yankees, mais encore les aéroports civils et en fin de compte toute installation qui leur sera utile. L’espace radioélectrique sera aussi mis à la disposition de ce pays dont la culture est différente et dont les intérêts n’ont rien à voir avec ceux de la population colombienne.
Les forces armées étasuniennes jouiront de prérogatives exceptionnelles.
Les occupants pourront commettre des crimes partout en Colombie, contre les familles, les biens et les lois colombiennes, sans avoir à répondre devant les autorités du pays ; ils ont causé des scandales et des maladies à bien des endroits, comme ils l’ont fait depuis la base militaire de Palmerola au Honduras. À Cuba, à l’époque où ils visitaient la néo-colonie, ils montèrent à califourchon sur le cou de José Martí, en plein Parque Central de la capitale. Les limites imposées à la quantité de soldats peuvent être modifiées à la demande des USA, sans la moindre restriction. Les porte-avions et les bâtiments de guerre qui visiteront les bases navales concédées pourront emporter autant d’hommes qu’ils voudront, et un seul de ces grands porte-avions en emporte des milliers.
L’accord sera prorogé pour des périodes successives de dix ans, et personne ne pourra le modifier jusqu’à la fin de chaque période, avec un préavis d’une année. Que feront les USA si un gouvernement comme celui de Johnson, de Nixon, de Reagan, de Bush père ou de Bush fils et d’autres du même acabit est sommé d’abandonner la Colombie ? Les Yankees ont été capables de renverser des dizaines de gouvernements sur notre continent. Combien de temps un gouvernement colombien durerait s’il annonçait une telle décision ?
Les politiciens d’Amérique latine se trouvent maintenant devant un problème délicat : le devoir élémentaire d’expliquer leurs points de vue sur le document annexionniste. Je comprends que ce qui se passe à ce moment décisif au Honduras occupe l’attention des médias et des ministres des affaires étrangères de ce continent, mais le problème très grave et capital qui a lieu en Colombie ne peut passer inaperçu aux yeux des gouvernements latino-américains.
Je n’ai pas le moindre doute au sujet de la réaction des peuples ; ils sentiront le poignard qui s’enfonce au plus profond de ses sentiments, en particulier le peuple colombien : ils s’y opposeront, ils ne se résigneront à une telle infamie !
Le monde se heurte aujourd’hui à des problèmes graves et urgents. Les changements climatiques menacent toute l’humanité. Des dirigeants européens implorent presque à genoux qu’il y ait à Copenhague un accord qui évite la catastrophe. Ils présentent comme une réalité que le Sommet n’atteindra pas son objectif d’un accord qui réduira drastiquement l’émission de gaz à effet de serre. Ils promettent de poursuivre la lutte pour l’atteindre d’ici à 2012 ; il existe un risque réel qu’on ne puisse l’atteindre avant qu’il ne soit trop tard.
Les pays du Tiers-monde réclament à juste titre aux plus développés et aux plus riches des milliards de dollars annuels pour faire face aux dépenses de la bataille climatique.
Est-il sensé que l’administration étasunienne dépense du temps et de l’argent à construire des bases militaires en Colombie pour imposer à nos peuples son odieuse tyrannie ? À ce train, s’il est vrai qu’une catastrophe menace le monde, une catastrophe plus grande et plus rapide menace l’Empire, et tout ceci sera la conséquence d’un même système d’exploitation et de pillage de la planète.
Fidel Castro Ruz
Le 6 novembre 2009

Source: Legrandsoir.info
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 17:51
Parabole des aveugles

 

Résumé du livre de serge Malik " histoire secrète de sos racisme"

 

L'histoire de Serge Malik s'inscrit dans la prise de conscience des phénomènes racistes du début des années 1980. Croyant au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales, Malik profite de l’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Polac « Droit de Réponse » pour abandonner son métier de comédien et s’engager dans SOS Racisme.

Au fil des années se développa cependant chez lui l'idée qu'il avait été manipulé par des politiciens pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique. Profondément écœuré, l’auteur confie dans ce livre l’histoire de ce qu'il perçoit désormais comme un mirage.

Grand patron et fondateur de SOS Racisme, Julien Dray est décrit par Malik comme un arriviste manipulant Harlem Désir à sa guise et organisant/verrouillant la structure de SOS-Racisme selon ses projets et besoins politiques propres. Il crée ainsi une association dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toutes ses formes, palliant la carence de moyens médiatiques et associatifs pour les fils et filles d'immigrés, et qui reposera en fait sur ce que l'auteur décrit comme des slogans creux et la falsification de mythes fondateurs. Sur le terrain. le mouvement servira surtout selon Malik à relayer le PS et combattre le Parti communiste français.

Serge Malik dénonce également dans son ouvrage le soutien apporté par les syndicats proches du Parti socialiste, la presse, les réseaux maçonniques et la surreprésentation de membres de syndicats juifs (comme l'UEJF) par rapport aux « beurs » au sein des instances dirigeantes du mouvement.

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 14:41
racaille raciste

La caillera et son intégration par Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie enseignant à Montpellier, texte paru en 1999

 

La Caillera n’est pas intégrée à la "société". S’il s’agit, en revanche, de l’intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l’exploitation à l’intérieur de ces quartiers expérimentaux que l’État lui a laissés en gérance.

C’est ce que nous rappelle ici Jean-Claude Michéa, infatiguable propagateur de l’oeuvre de George Orwell. L’Enseignement de l’ignorance de Jean-Claude Michéa, Éditions Climats « Une forme de morale qui serait acceptable par tout le monde - en ce sens que tous devraient s’y soumettre - me paraît catastrophique. » - M. Foucault. « L’école de la réhabilitation nous a amenés à ne voir aucune différence entre un coquin et un honnête homme » - Flaubert.

La distinction entre une société - qui, quelle que soit la variété de ses formes, ne peut abolir le moment du don (1) - et un système capitaliste - hypothèse métaphysique devenue la base d’un projet politique partiellement réalisable - permet de déplacer la position habituelle de nombreux problèmes dits « de société ». Soit à déterminer, par exemple, la signification politique réelle des comportements de la Caillera (2). Doit-on y voir, conformément aux présentations médiatiques et sociologiques habituelles, un signe normal des difficultés liées au « problème de l’intégration » ? Formulée en ces termes, la question est, de toute évidence, mal posée, c’est-à-dire posée de façon ambiguë. Si l’on parle en, effet, de l’intégration à une société, c’est-à-dire de la capacité pour un sujet de s’inscrire aux différentes places que prescrit l’échange symbolique, il est clair que cette fraction modernisée du Lumpen (3) n’est pas, « intégrée », quelles que soient, par ailleurs, les raisons concrètes (familiales et autres) qui expliquent ce défaut d’intégration. S’il s’agit, en revanche, de l’intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l’exploitation à l’intérieur de ces quartiers expérimentaux que l’État lui a laissés en gérance. En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l’usage des périphéries du système, la pratique et l’imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L’ambition de ses membres n’a, certes, jamais été d’être la négation en acte de l’Économie régnante. Ils n’aspirent, tout au contraire, qu’à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l’observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l’économie du crime est en train d’accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d’ombre des sociétés modernes, qu’elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu’on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu’aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L’économie criminelle est devenue un sous-produit de l’économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale (4). »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s’intégrer à la société, c’est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C’est évidemment à ce titre qu’elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu’il existe une façon romantique d’extorquer la plus-value. Une telle fascination intellectuelle pour la « fièvre généreuse du délinquant » (Foucault) serait, cependant, difficile à légitimer sans le concours bienveillant de la sociologie d’Etat. Cette étrange sociologie, en effet, afin de conférer aux pratiques, légales et illégales, du système qui l’emploie cette couleur « rebelle » qui les rend à la fois politiquement correctes et économiquement rentables, recourt à deux procédés principaux qui, quand on y réfléchit, sont assez peu compatibles.

Tout d’abord, elle s’efforce d’inscrire ce qu’Orwell nommait « le crime moderne » dans la continuité des délits et des crimes d’autrefois. Or ce sont là deux univers très différents. Le bandit d’honneur des sociétés traditionnelles (le cas des pirates est plus complexe) puisait sa force et sa légitimité historique dans son appartenance à une communauté locale déterminée ; et, en général, il s’en prenait d’abord à l’État et aux divers possédants. Le délinquant moderne, au contraire, revendique avec cohérence la froide logique de l’économie pour « dépouiller » et achever de détruire les communautés et les quartiers dont il est issu (5). Définir sa pratique comme « rebelle », ou encore comme une « révolte morale » (Harlem Désir) voire, pour les plus imaginatifs, comme « un réveil, un appel, une réinvention de l’histoire » (Félix Guattari), revient, par conséquent, à parer du prestige de Robin des Bois les exactions commises par les hommes du Sheriff de Nottingham. Cette activité peu honorable définit, en somme, assez bien le champ d’opérations de la sociologie politiquement correcte.

Quand au second procédé, il consiste à présenter l’apparition du paradigme délinquant moderne - et notamment son rapport très spécifique à la violence et au plaisir qu’elle procure - comme l’effet mécanique de la misère et du chômage et donc, à ce titre, comme une réponse légitime des exclus à leur situation. Or s’il est évident que la misère et le chômage ne peuvent qu’accélérer en retour la généralisation du modèle délinquant moderne, aucun observateur sérieux - ou simplement honnête - ne peut ignorer que ce modèle a d’abord été célébré dans l’ordre culturel, en même temps qu’il trouvait ses bases pratiques dans la prospérité économique des « trente Glorieuses ». En France, par exemple, toutes les statistiques établissent que le décollage des pratiques délinquantes modernes (de même que la constitution des mythologies de la drogue) a lieu vers 1970, tandis qu’en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas il est perceptible dès 1964-1965 (6). Expliquer le développement de la délinquance moderne (développement qui, dans un premier temps - on s’en souvient - avait été tenu par la sociologie officielle pour un pur « fantasme » des classes populaires) comme un effet conjoncturel du chômage est évidemment une procédure gagnante pour le système capitaliste. D’une part, elle conduit à présenter la « reprise économique » - c’est-à-dire l’aide accrue de l’État aux grandes firmes - comme la clé principale du problème ; de l’autre, elle dispense d’interroger ce qui, dans la logique même du capitalisme de consommation, et la culture libérale-libertaire qui lui correspond, détermine les conditions symboliques et imaginaires d’un nouveau rapport des sujets à la Loi (7).

Par contrepoison
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 14:33
Je me suis permis d envoyer le  commentaire suivant au "Parisien en ligne" à propos de l'immigration

"En son temps Marchais s'est prononcé contre l'immigration de peuplement - regroupement dit "familial" - et dont le promoteur Giscard en 74 visait à transformer les banlieues "rouges" en banlieues "Beurs" pour se débarrasser de ce genre de bastion de la contestation populaire . Ceux qui se réjouissaient de l'affaiblissement communiste sont les mêmes qui aujourd'hui se plaignent des ravages provoqués par l'immigration black-beur et de la délinquance issue des rangs des nouveaux venus . Ils n ont pas fini de se plaindre :  selon le rapport ( non rendu public) d'un haut fonctionnaire Maxime Tandonnet , le total annuel des migrants supplémentaires dans notre pays s'élève à près de 400 000 personnes, sans compter les naissances qui peuvent être estimées à quelque 100 000 chaque année. Ainsi ce sont près de 500 000 personnes immigrées par an qui s'ajoutent à la population ! C'est le résultat des politiques de la grande bourgeoisie française sous Giscard Mitterrand Chirac et Sarkozy . Besson vient de s opposer au contrôle par ADN , c est un cadeau aux fraudeurs car dans le pays africain où je vis , une attestation de réussite au Bac coûte 150€ , j imagine qu'un faux acte de naissance ne doit pas se négocier plus cher ...Ce qui se passe à Saint denis n est qu 'un avant-goût : violences contre les personnes , diffusion des drogues dures , vols , crimes , communautarisme , racisme anti français , etc . Continuez à voter à droite si vous aimez !"

 

Rejeté par le parisien le 15/09/09

Par contrepoison
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