la racaille ethnique contre le mouvement lycéen

Publié le par contrepoison

racaille raciste

Questions sur les violences commises lors du défilé lycéen du 8 mars

extraits

LE MONDE | 13.04.05 | 14h41  

 

 

Un mois après les violents incidents de la manifestation lycéenne du 8 mars à Paris, la polémique sur l'attitude des forces de l'ordre prend une tournure politique.

Les groupes socialistes du Sénat et de l'Assemblée nationale ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire pour comprendre pourquoi le défilé parti de la place de la République avait dû être interrompu gare d'Austerlitz, c'est-à-dire avant son terme, prévu à Denfert-Rochereau.

Inédites par leur ampleur, les violences avaient touché exclusivement les lycéens : plusieurs dizaines de jeunes gens avaient été roués de coups et dépouillés par des bandes.

Au total, sur le millier d'agresseurs identifiés, dont 300 très actifs selon la police, 41 avaient été interpellés et 32 placés en garde à vue.

Du côté des victimes, le bilan reste flou : le nombre de blessés et de plaintes déposées n'est pas connu.

La veille du 8 mars, les six policiers chargés de la liaison avec les organisateurs avaient mis en alerte ces derniers. Les RGPP avaient notamment insisté sur la nécessité d'assurer un service d'ordre conséquent. Indice du pressentiment policier : le syndicat Alliance (gardiens de la paix) avait publié un communiqué, le 7 mars, s'inquiétant des risques liés à la présence de casseurs.

"On savait par des sources internes que les voyous ne seraient pas simplement là pour briser des vitrines", déclare Jean-Luc Garnier, son secrétaire général.

De nombreux témoignages ont fait état de la passivité des forces de l'ordre.

Des jeunes ont été violemment frappés à quelques mètres d'unités de compagnies républicaines de sécurité (CRS) restées immobiles.

D'autres qui cherchaient à quitter le cortège pour fuir les agresseurs en ont été empêchés. Cette attitude a conduit des lycéens à soupçonner le gouvernement de vouloir "casser" le mouvement. Cette hypothèse a été relayée par le Parti socialiste.

Face à l'importance des risques, la préfecture de police avait mobilisé 200 policiers en civil et 2 000 en tenue sur l'itinéraire et les quartiers adjacents. Leur objectif était d'empêcher l'arrivée d'intrus suspects dans le corps du défilé.

La préfecture de police rejette la responsabilité sur les organisateurs. Selon elle, la faiblesse du service d'ordre était telle que celui-ci n'a pu désigner les agresseurs aux policiers, ni les neutraliser lui-même.

Des phénomènes de bandes. Selon plusieurs membres des services d'ordre, le mode opératoire des "dépouilleurs" supposait une organisation préalable. "Les bandes étaient très organisées. Il y avait généralement un chef bien identifié qui donnait des consignes pour faciliter leur regroupement et leur dispersion dans le cortège", relève Bruno Dufour, de la FSU.

Les services d'ordre lycéens sont plus précis. "Ils communiquaient par téléphone ou en utilisant leurs capuches, comme s'il s'agissait de codes, note François Jathières, responsable de la sécurité au sein de l'Union nationale lycéenne (UNL). Le 10 et le 15 mars, on a même vu des jeunes filles qui prévenaient leurs copains sur les mouvements de nos services d'ordre." La police souligne, elle, l'opportunisme des dépouilleurs et leur capacité d'improvisation.

Le profil des agresseurs. De source policière, la plupart des agresseurs venaient de la Seine-Saint-Denis et des arrondissements du nord de Paris. Les avis divergent sur leurs motivations. Plusieurs témoignages de lycéens ou d'adultes présents dans le cortège ont fait état d'insultes racistes ("sale Blanc") contre les victimes.

Des témoignages d'agresseurs ont également mis en avant leur désir de "casser des petits Blancs" (Le Monde du 16 mars). "C'était du racisme social, l'expression d'une haine de classe avec une hostilité très forte des casseurs contre les lycéens", affirme Laurent Desanti, un enseignant présent dans le service d'ordre.

SOS-Racisme en tire un constat alarmant sur l'état des banlieues. "Ce sont des jeunes ( jeunes ? c est comme ça que le Monde nomme les voyous !) des cités qui sont venus taper les lycéens.

C est la première fois semble t il que la racaille ethnique ( 80% de franco africains et 20% de franco maghrébins selon la police ) est utilisée par le Pouvoir pour briser un mouvement social, mais pas la dernière nous le verrons sous peu !.

 

 

Un mois après les violents incidents de la manifestation lycéenne du 8 mars à Paris, la polémique sur l'attitude des forces de l'ordre prend une tournure politique.

Les groupes socialistes du Sénat et de l'Assemblée nationale ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire pour comprendre pourquoi le défilé parti de la place de la République avait dû être interrompu gare d'Austerlitz, c'est-à-dire avant son terme, prévu à Denfert-Rochereau.

Inédites par leur ampleur, les violences avaient touché exclusivement les lycéens : plusieurs dizaines de jeunes gens avaient été roués de coups et dépouillés par des bandes.

Au total, sur le millier d'agresseurs identifiés, dont 300 très actifs selon la police, 41 avaient été interpellés et 32 placés en garde à vue.

Du côté des victimes, le bilan reste flou : le nombre de blessés et de plaintes déposées n'est pas connu.

La veille du 8 mars, les six policiers chargés de la liaison avec les organisateurs avaient mis en alerte ces derniers. Les RGPP avaient notamment insisté sur la nécessité d'assurer un service d'ordre conséquent. Indice du pressentiment policier : le syndicat Alliance (gardiens de la paix) avait publié un communiqué, le 7 mars, s'inquiétant des risques liés à la présence de casseurs.

"On savait par des sources internes que les voyous ne seraient pas simplement là pour briser des vitrines", déclare Jean-Luc Garnier, son secrétaire général.

De nombreux témoignages ont fait état de la passivité des forces de l'ordre.

Des jeunes ont été violemment frappés à quelques mètres d'unités de compagnies républicaines de sécurité (CRS) restées immobiles.

D'autres qui cherchaient à quitter le cortège pour fuir les agresseurs en ont été empêchés. Cette attitude a conduit des lycéens à soupçonner le gouvernement de vouloir "casser" le mouvement. Cette hypothèse a été relayée par le Parti socialiste.

Face à l'importance des risques, la préfecture de police avait mobilisé 200 policiers en civil et 2 000 en tenue sur l'itinéraire et les quartiers adjacents. Leur objectif était d'empêcher l'arrivée d'intrus suspects dans le corps du défilé.

La préfecture de police rejette la responsabilité sur les organisateurs. Selon elle, la faiblesse du service d'ordre était telle que celui-ci n'a pu désigner les agresseurs aux policiers, ni les neutraliser lui-même.

Des phénomènes de bandes. Selon plusieurs membres des services d'ordre, le mode opératoire des "dépouilleurs" supposait une organisation préalable. "Les bandes étaient très organisées. Il y avait généralement un chef bien identifié qui donnait des consignes pour faciliter leur regroupement et leur dispersion dans le cortège", relève Bruno Dufour, de la FSU.

Les services d'ordre lycéens sont plus précis. "Ils communiquaient par téléphone ou en utilisant leurs capuches, comme s'il s'agissait de codes, note François Jathières, responsable de la sécurité au sein de l'Union nationale lycéenne (UNL). Le 10 et le 15 mars, on a même vu des jeunes filles qui prévenaient leurs copains sur les mouvements de nos services d'ordre." La police souligne, elle, l'opportunisme des dépouilleurs et leur capacité d'improvisation.

Le profil des agresseurs. De source policière, la plupart des agresseurs venaient de la Seine-Saint-Denis et des arrondissements du nord de Paris. Les avis divergent sur leurs motivations. Plusieurs témoignages de lycéens ou d'adultes présents dans le cortège ont fait état d'insultes racistes ("sale Blanc") contre les victimes.

Des témoignages d'agresseurs ont également mis en avant leur désir de "casser des petits Blancs" (Le Monde du 16 mars). "C'était du racisme social, l'expression d'une haine de classe avec une hostilité très forte des casseurs contre les lycéens", affirme Laurent Desanti, un enseignant présent dans le service d'ordre.

SOS-Racisme en tire un constat alarmant sur l'état des banlieues. "Ce sont des jeunes ( jeunes ? c est comme ça que le Monde nomme les voyous !) des cités qui sont venus taper les lycéens.

C est la première fois semble t il que la racaille ethnique ( 80% de franco africains et 20% de franco maghrébins selon la police ) est utilisée par le Pouvoir pour briser un mouvement social, mais pas la dernière nous le verrons sous peu !.

 

 

 

 

Sur le concept de "racaille " ou lumpenprolétariat

« Le lumpenproletariat – cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes – est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu’ils en fusillèrent même certains, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s’appuie sur elle, démontre par là qu’il n’est qu’un traître. » (Marx/Engels : « La social-démocratie allemande »)


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