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Publié le par contrepoison

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Main d’œuvre agricole trop chère : faut-il délocaliser Sarkozy ? Version imprimable Suggérer par mail
Publié le 12 novembre 2009
L
’information devait rester confidentielle. Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA, rapporte que, lors d’une rencontre avec le conseiller agricole de l’Elysée Christophe Malvezin, ce dernier aurait fait comprendre que le gouvernement souhaite « créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local ».
Interrogé, Christophe Malvezin affirme qu’il ne s’agissait nullement d’une proposition, mais d’une tentative « d’analyser ce qui se passe dans d’autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny le 27 octobre dernier.
En effet, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il s’intéressait à cette possibilité : « Je demande à Bruno Le Maire d’analyser l’organisation de la main-d’œuvre étrangère chez nos partenaires européens pour me proposer avant la fin de l’année des mesures visant à accroître la compétitivité de nos exploitations agricoles. Je ne laisserai pas partir la production agricole française. On va vous mettre à armes égales avec vos concurrents. »
Or, que font nos concurrents européens ? Soumis à l’idéologie d’un système ultralibéral moribond et dépourvu d’une volonté réelle de rompre avec une Europe qui fait triompher un libre-échange monétariste, les pays membres sont condamnés à se faire la guerre les uns les autres à coups de prix de plus en plus bas.
Faute de délocaliser certaines productions agricoles avec la même facilité que les activités industrielles et de service, l’Europe délocalise son agriculture « à l’envers » : au lieu de délocaliser la production, on importe de la main d’œuvre à bas prix pour réduire la part des salaires dans la valeur ajoutée.
Si pendant longtemps, ce type de pratiques impliquait essentiellement des pays du pourtour méditerranéen, aujourd’hui, elle se pratique au sein de l’UE.
Par exemple, depuis dix ans, le chiffre d’affaire des producteurs allemands de fraises, d’asperges et de salades a augmenté dans la même proportion qu’il a baissé en France. Pour ce secteur, où le coût de la main d’œuvre intervient pour 60% dans le coût de revient, ce sont les bas salaires qui sont déterminants. En Allemagne, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France. Mais cette pratique ne se limite pas au secteur des fruits et légumes. Une étude de l’Institut du Porc du 17 février 2009 démontre que dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine étaient des travailleurs des pays de l’Europe centrale fournis par des prestataires de service. Le prix de cette main-d’œuvre n’est que de 7 euros l’heure contre 15 euros pour des nationaux et elle est de 20 euros en France.
Ce n’est donc pas l’arrivée du plombier polonais de M. Bolkestein que Sarkozy nous prépare, mais celui d’intérimaires polonais payés aux conditions de leur pays d’origine pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’hexagone.
Suggestion : s’il s’avère trop compliqué de délocaliser Nicolas Sarkozy dans un pays lointain, on pourrait envisager d’importer par exemple le président des Iles Féroé. Le prix de la douche installé pour ce dernier s’avèrerait sans doute largement en dessous des 250 000 euros payés par le contribuable français pour installer la douche de Sarkozy lors du sommet de la Méditerranée en juillet 2008 et dont il ne se serait même pas servi ! Bien sur, il ne s’agit de notre part nullement d’une proposition, mais d’un sujet à analyser afin de disposer des mêmes armes que nos concurrents !



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