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Publié le par contrepoison

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Extraits d’entretien avec Malika Sorel :

Un enfant de migrant qui naît sur le sol français peut devenir français, comme il peut ne jamais le devenir.

«Lorsqu’un enfant de famille française de souche naît sur le territoire d’un pays arabe ou en Chine, il ne se trouvera aucun Arabe, ni aucun Chinois un seul instant habité de la pensée que cet enfant soit arabe ou chinois.

Un enfant de migrant qui naît sur le sol français peut devenir français, comme il peut ne jamais le devenir.

Lorsqu’on analyse l’héritage des peuples européens, on ne peut que constater qu’ils en partagent de nombreux éléments. C’est la raison pour laquelle les migrants issus de pays européens n’ont pas rencontré autant de difficultés que les migrants du Sud à se conformer aux règles du « bien vivre ensemble » propres à la société française. Ils les avaient en effet déjà en partie intériorisées dans leur pays d’origine, car elles faisaient déjà partie de leur propre héritage.

La majorité des migrants [aujourd'hui] proviennent de sociétés où le groupe a un ascendant très fort sur l’individu, et le dépossède déjà d’une grande partie de son esprit d’initiative. C’est cette culture de groupe, et non pas le respect de la liberté individuelle, qui est transmise aujourd’hui par un grand nombre de familles de migrants à leurs enfants.

Le fossé ne fera que se creuser entre ces enfants et ceux qui sont éduqués dans les familles françaises de souche, où ces derniers acquièrent l’exigence absolue du respect de la liberté individuelle et de la liberté d’entreprendre. (…)

L’obtention de la nationalité française doit devenir l’aboutissement du parcours d’intégration, et certainement pas le début d’un parcours à l’issue non déterministe.

Le fait d’avoir occulté aux enfants issus de l’immigration, mais également à leurs parents, que la société française n’obéissait pas aux mêmes valeurs et codes que leurs pays d’origine, les a profondément desservis. Ce qu’on observe dans certaines banlieues, c’est que les codes hérités de l’identité culturelle française y sont rejetés avec véhémence au sein même de l’espace public.

L’obtention de la nationalité française doit devenir l’aboutissement du parcours d’intégration, et certainement pas le début d’un parcours.» (source)

• Malika Sorel a été nommée membre du Haut conseil à l’intégration le 4 septembre 2009. (PDF)

 

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